Le contrat, avant de le signer

Avant d’entrer

Le contrat, avant de le signer

Voici ce que tu signeras, dans l’ordre où tu le liras, sans compte et sans inscription. Il n’y manque que les chiffres — ils dépendent du palier choisi, et un contrat vierge ne peut pas les porter. Tout le reste est là.

Ce document n’est pas un acte de crédit. Il ne crée aucune créance recouvrable, aucun titre exécutoire, aucune obligation de payer qui survivrait à ta décision d’arrêter. C’est un engagement de jeu entre adultes consentants, et ce que tu verses est le prix d’un accompagnement — pas le remboursement de quoi que ce soit. Personne ne te poursuivra jamais pour une somme inscrite ici : à la seconde où tu arrêtes, ce qui restait dû cesse d’exister.

Ce à quoi il ressemble

Une page unique, à la forme d’un acte : les parties en tête, deux bornes chiffrées mises en évidence, le tableau des conditions, les articles numérotés, et deux blocs de signature au bas. Rien n’y est en petits caractères, pour une raison simple : il n’y en a pas assez pour qu’un passage puisse s’y cacher.

L’en-tête
Ton nom d’usage — celui que tu t’es choisi, jamais un nom d’état civil —, ton matricule, le palier, et le nom de la personne sous l’autorité de laquelle tu entres.
Les deux bornes
Un encours maximum et un plafond mensuel, en chiffres, encadrés. Ce sont les deux nombres qui décident de tout le reste ; ils sont donc les premiers lus.
Le tableau des conditions
Chaque ligne : un montant, sa périodicité, sa règle, sa pénalité. Rien ne peut être porté à ton livre qui ne se rattache à une de ces lignes.
Les articles
Entre dix et douze selon ce que tu as écrit à la candidature. Les quatre derniers ne se négocient jamais — ils sont les mêmes pour tout le monde, à tous les paliers.
Les deux signatures
La tienne, puis la sienne. Le contrat ne court qu’à partir de la seconde. Entre les deux, tu peux encore ne rien faire, et il ne se passe rien.

Les articles, dans l’ordre

Deux d’entre eux — ta limite dure et ton mot d’arrêt — ne figurent au contrat que si tu les as écrits toi-même à la candidature. Les quatre derniers ne se négocient jamais : ils sont identiques pour tout le monde, à tous les paliers, et aucune coach ne peut les retirer.

  1. Les parties

    Qui entre, sous quelle autorité, à quel palier. Et une phrase de cadrage : ce contrat ne vaut que pour le volet financier — il ne remplace ni ton pacte, ni ton contrat de chasteté.

    Parce que trois engagements différents qui se recouvrent, c’est trois façons de se croire tenu à quelque chose qu’on n’a pas signé.

  2. Les bornes

    Ton encours ne peut jamais dépasser un montant écrit ici, et il ne peut pas s’ajouter plus d’un certain montant à ta charge au cours d’un même mois.

    Ces deux bornes sont inscrites dans le code du site, pas dans une promesse : un montant qui les dépasserait est ramené à la borne, et la différence est perdue pour ton coach — jamais reportée sur toi.

  3. Le tableau des conditions

    Les montants, leurs périodicités, leurs règles et leurs pénalités figurent au tableau. Rien ne peut être porté à ton livre qui ne s’y rattache, et chaque ligne du livre porte son motif.

    C’est la clause qui rend le relevé lisible des deux côtés. Sans elle, « divers » suffirait à tout justifier.

  4. La destination

    Ce que tu verses revient à ta coach, ou est mis de côté et te sera rendu en fin de période si elle est tenue, ou est versé à une cause fixée d’avance, preuve à l’appui.

    Elle est choisie ici et ne change pas en cours de contrat. Une destination qui bouge en route est le premier signe qu’on improvise.

  5. La durée

    Un nombre de jours, à compter de la seconde signature. À l’échéance le contrat s’arrête de lui-même.

    Il n’y a pas de reconduction tacite. S’il doit continuer, il faut le vouloir à nouveau, et le dire. C’est ce qui empêche un jeu de durer par inertie.

  6. Ta limite dure

    La phrase que tu as écrite toi-même à la candidature, recopiée telle quelle dans le contrat.

    Elle prime sur toute ligne du document — y compris sur une demande que tu formulerais toi-même plus tard. C’est le seul endroit du site où ton « non » d’aujourd’hui bat ton « oui » de demain.

  7. Ton mot d’arrêt

    Envoyé seul, il suspend tout instantanément : plus aucune somme, plus aucun pli, plus aucune relance.

    Ta coach t’écrit, et rien ne reprend sans que tu le demandes. L’employer ne coûte rien et ne se note pas contre toi.

  8. Ce qui ne se facture jamais

    Demander de l’aide, un conseil ou une explication ; signaler une douleur, une gêne, un problème de santé ou de sécurité ; dire que c’est trop ou demander à ralentir ; signaler un besoin essentiel ; employer ton mot d’arrêt.

    Ces cinq gestes n’ont aucun prix et n’en auront jamais, quel que soit ton palier et quel que soit le nombre de fois où tu t’en sers. C’est l’article qui empêche la taxe de faiblesse d’exister ici.

  9. Déclarer coûte moins cher que se faire prendre non négociable

    Les tarifs à l’acte sont multipliés par ton ancienneté de pratique, selon un barème joint au contrat, et par trois si le geste est découvert au lieu d’être déclaré.

    Le barème est connu d’avance et ne se modifie pas en cours de contrat. Une pénalité qu’on ne peut pas calculer soi-même avant de faire le geste n’est pas une règle, c’est une humeur.

  10. Le refus est libre non négociable

    Chaque pli scellé peut être refusé sans être ouvert.

    Un refus ne coûte rien — ni euros, ni jours, ni explication — et il n’est pas noté contre toi. Un jeu où refuser se paie n’est pas un jeu où l’on consent.

  11. La sortie non négociable

    Tu peux mettre fin au contrat à tout moment depuis ta page, en un bouton, sans prévenir et sans motif.

    Les sommes déjà versées restent versées ; celles qui étaient dues et non réglées sont effacées. Aucune autorisation à demander, aucun délai à respecter. C’est la clause qu’on lit en dernier et qui décide de tout.

  12. Ce qui n’existe pas ici non négociable

    Aucune clause de chantage, aucune exposition, aucune conservation d’un document ou d’une image comme moyen de pression, aucune obligation de recruter qui que ce soit.

    Et aucune proposition de monter d’un palier : s’il en existe un au-dessus, c’est à toi de le demander. Si quelqu’un t’en propose un au nom de ce site, ce n’est pas nous.

Ce qui se passe au moment de signer

L’écran de signature n’est pas une case à cocher. Il est construit pour être pénible au bon endroit :

  • Quarante secondes — Le bouton de signature reste fermé pendant quarante secondes après l’ouverture du document. C’est le seul moment où tu liras ce texte sans envie, et il est imposé exprès.
  • Les articles s’ouvrent en entier — Ils ne sont pas repliés derrière un lien. On ne peut pas signer sans les avoir eus sous les yeux.
  • Deux signatures, pas une — La tienne n’engage rien tant que la sienne n’est pas posée. Entre les deux, se raviser ne demande aucun geste : il suffit de ne rien faire.
  • Rien ne démarre avant — Aucune somme n’est due, aucun compteur ne tourne, aucun rituel n’est attendu tant que le contrat n’a pas ses deux signatures.

Et si, après l’avoir lu ici, tu trouves que ce document demande plus que ce que tu veux donner : c’est exactement à ça qu’il sert. Il vaut mieux le refermer maintenant qu’au douzième jour.